Bruit

Le bruit est l'un des enjeux prioritaires de la politique environnementale d'Air France-KLM. Nous nous efforçons de réduire les impacts générés par nos activités en prenant les mesures nécessaires et en dialoguant avec les communautés locales. Tout en répondant à la demande croissante de la clientèle en matière de mobilité, l’un des défis de l’industrie de l’aviation consiste à maintenir le niveau de bruit à un seuil acceptable pour les personnes vivant à proximité des aéroports.

42% : Réduction de l’énergie bruit globale
par mouvement depuis 2000

RÉDUCTION DU BRUIT À LA SOURCE

La modernisation de la flotte et la mise en œuvre de procédures optimisées sont les deux piliers de notre stratégie de réduction du bruit.

Renouvellement de la flotte

Nous poursuivons une politique active de renouvellement et de modernisation de la flotte, participant ainsi à l’amélioration de notre efficacité énergétique et à la réduction de notre empreinte sonore.

Nous avons réduit significativement notre empreinte sonore avec le retrait des avions les plus bruyants, Boeing 747 et A340, et l’introduction de Boeing 787. En 2018 :

  • Air France a sorti de la flotte son dernier 747 en 2016 et retiré six A340 en 2017 et 2018. Six Boeing 787-9 sont entrés dans la flotte depuis 2017.
  • KLM a retiré trois Boeing 747-400 en 2017 et renforcé sa flotte de trois Boeing 787-9 et de sept Embraer 175+.
  • L’empreinte sonore du Boeing 787 a réduit le bruit opérationnel d’environ 40% comparé à un appareil de la même taille. L’empreinte bruit des Boeing 787 a été réduite au point que, à chaque décollage, l’exposition au bruit dans les alentours de l’aéroport est passée sous les 85 dB(A) (comparable au bruit d’un camion).

 

Procédures de moindre bruit

Nous travaillons à l’amélioration des procédures de départ et d’approche avec les autorités de l’aviation civile françaises et néerlandaises qui en évaluent les bénéfices environnementaux.

KLM a mis en œuvre la nouvelle procédure de départ NADP2 qui permet de réduire les émissions et les nuisances sonores sur les zones proches, mais aussi plus éloignées de l’aéroport. Grâce à sa stratégie active de renouvellement de la flotte et à la mise en œuvre de procédures opérationnelles, KLM a déjà atteint tous les objectifs de réduction fixés pour 2020 dans le cadre de la réglementation locale sur le bruit à l’aéroport de Schiphol. L’objectif de réduction de 5% de la nuisance sonore pour les personnes fortement dérangées par le bruit (Accord Alders 2008) a été dépassé de 20,3% (source : recherche 2013 Alders).


DIALOGUE AVEC LES RÉSIDENTS, PARTAGER DES SOLUTIONS DURABLES

Air France et KLM dialoguent de façon permanente avec les représentants des résidents de communes riveraines des aéroports, pour renforcer leurs relations avec leurs parties prenantes.

Des solutions spécifiques ont également été recherchées pour réduire le bruit émis par les avions. Par exemple, alors qu’aucune réglementation ne l’obligeait, Air France a décidé d’équiper l’intégralité de sa flotte d’A320 (115 appareils) de kits de réduction de bruit, pour réduire le sifflement caractéristique de ces appareils au moment de la phase d’approche de l’avion. Plusieurs associations de résidents ont confirmé l’impact positif sur la réduction des nuisances sonores.

 


DIALOGUE AVEC LES RÉSIDENTS, TROUVER DES SOLUTIONS POUR RÉDUIRE LE BRUIT

Air France et KLM rencontrent les représentants des communautés locales, des autorités aéroportuaires et de la navigation aérienne afin d’identifier des mesures et des solutions pour réduire l’empreinte sonore qui peut affecter les personnes qui vivent à proximité des aéroports.

Aux Pays-Bas, KLM participe au comité Omgevingsraad qui traite des questions de bruit ambiant. L’accord Alders Table fixe l’objectif de réduire de 5 % le nombre de personnes fortement gênées par le bruit dans le voisinage de l’aéroport de Schiphol d’ici 2020. Cet objectif a  été dépassé cet objectif avec une marge de 20.3 %, grâce à sa politique de renouvellement de la flotte et de plusieurs mesures opérationnelles de moindre bruit. Pour la région de Schiphol, KLM est membre du Comité Consultatif Régional (CROS) qui a été remplacé en 2015 par le Conseil Régional Omgevings Raad Schiphol (ORS).

En France, ce dialogue a lieu au sein des Commissions Consultatives de l’Environnement (CCE) et des Commissions Consultatives d’Aide aux Riverains (CCAR). Air France est membre des CCE et CCAR de tous les aéroports français où elle opère.

Air France a participé activement aux travaux du groupe de travail Vols de Nuit mené par le préfet de région pour l’aéroport de Paris-CDG. Ce groupe de travail a notamment proposé de nouvelles procédures de descentes continues en cœur de nuit et a pris acte du retrait volontaire d’avions bruyants, dont les B747 d’Air France. La ponctualité des vols programmés en soirée et tôt le matin fait l’objet d’un suivi particulier.

Les réglementations françaises et néerlandaises intègrent la question des nuisances sonores de l’aviation dans les plans locaux d’urbanisme et soutient financièrement l’isolation acoustique des habitations.

  • En 2018, la contribution du groupe Air France (Air France, Transavia France et HOP! Air France) à la Taxe sur les Nuisances Sonores Aériennes (TNSA) perçue par l’État s’est élevée à 18 millions d’euros. Au total depuis 2005, le groupe Air France a fortement contribué au montant total de 676 millions d’euros de taxes versés au titre de la TNSA.
  • Toutes les mesures prévues pour réduire l’empreinte sonore autour de l’aéroport de Schiphol ont été mises en œuvre. Au cours des vingt dernières années, KLM a contribué à la majeure partie des impôts et taxes bruit, représentant un montant total de 754 millions d’euros, consacrés à l’isolation acoustique et au dédommagement de la dépréciation des biens immobiliers aux alentours de l’aéroport de Schiphol.

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