Changement climatique

La contribution de l’aviation aux émissions de CO2 d’origine humaine est estimée à 2 à 3 %. Cependant, compte tenu des prévisions de croissance du trafic aérien mondial, cette part pourrait être amenée à augmenter dans les prochaines années, si aucune mesure n’est prise. Air France-KLM est pleinement conscient de l’impact de l’aviation sur le climat et c’est pour cette raison que le Groupe a défini sa politique environnementale et son Plan Climat.

 

La politique environnementale d’Air France-KLM est décrite dans sa Déclaration de responsabilité sociale. Le Plan Climat présente la stratégie visant la réduction des émissions de CO2. Il se compose de 6 axes prioritaires, pour lesquels des objectifs et des plans d’action sont déclinés.

Concernant l’empreinte carbone, notre objectif de 2011 était de réduire de 20% l’émission de COpar passager par kilomètre en 2020. Nous avons dépassé notre objectif en 2018.

Après 2020, en complément de l’optimisation de l’efficacité énergétique, Air France-KLM envisage d’adopter des objectifs de réduction absolue des émissions de CO2.

 

NOTRE PLAN CLIMAT

  • Poursuivre la modernisation de la flotte et contribuer à la recherche aéronautique.
  • Mettre en œuvre des mesures opérationnelles telles la prise en compte des principes de l’écoconception, des projets de réduction du poids à bord et l’optimisation des routes.
  • Utiliser et encourager le développement de carburants alternatifs durables pour l’aviation.
  • Mettre à la disposition des clients toutes les informations sur les émissions de CO2 liées à leur voyage et leur proposer la possibilité de les compenser.
  • Soutenir la mise en œuvre de l’accord sectoriel mondial sur le climat (CORSIA).
  • Soutenir des programmes de protection de l’environnement conduits par des ONG.

En 2018, la mise en place des mesures du Plan Climat, nous ont permis d’atteindre :

  • 3,21 litres de carburant : consommation moyenne par passager/100 km
  • 80 grammes de CO2 : émissions de CO2 par passager/km

 


L’ENGAGEMENT DE L’INDUSTRIE

En 2009, l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA) a défini un engagement mondial ambitieux pour réduire les émissions de CO2 du transport aérien :

  • 1,5 % par an d’amélioration de l’efficacité énergétique jusqu’en 2020
  • Croissance neutre en émissions de CO2 à partir de 2020
  • 50 % de réduction des émissions de CO2 en 2050 par rapport au niveau de 2005

Pour atteindre ces objectifs, Air France-KLM soutient la mise en œuvre de CORSIA (Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation). Ce système de mesures fondées sur le marché (MBM) pour les émissions de CO2 vise une croissance neutre en carbone par rapport à une référence en 2020. CORSIA est complémentaire aux autres mesures d’atténuation déjà déployées par l’industrie aéronautique internationale, parmi lesquelles l’amélioration des pratiques opérationnelles et techniques, et le développement de la production et de l’utilisation de carburants alternatifs durables.

En 2018, le secteur aérien néerlandais a présenté le plan d’action « Smart and Sustainable », visant à faire de l’aviation secteur plus durable. 20 organisations de transport et instituts de recherche ont uni leurs forces pour accélérer les développements en cours, qui permettront d’atteindre cet objectif. L’ambition est de réduire les émissions totales de CO2 de l’industrie aérienne néerlandaise au niveau de 2005. Cet objectif s’ajoute aux réductions de carbone substantielles réalisées par l’aviation civile au travers du système européen d’échange de quotas d’émission (EU-ETS) et du système mondial CORSIA, dans la ligne des objectifs de l’Accord de Paris.


MESURES D’ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Dans son rapport de 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) évalue les connaissances les plus récentes sur le changement climatique et ses conséquences, ainsi que sur le potentiel d’adaptation permettant de limiter la vulnérabilité des sociétés humaines. En novembre 2018 à Katowice, la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques COP24 a défini les règles d’application pour la comptabilisation des émissions des Etats tous les deux ans à partir de 2024.

Pour le transport aérien, les impacts du changement climatique pourraient avoir des conséquences sur les routes et les destinations desservies (déroutement, annulations de vols, retards, etc.).

Pour s’adapter aux conséquences déjà visibles du changement climatique, comme par exemple des événements climatiques extrêmes plus fréquents, nous nous devons d’assurer des conditions de vol sûres, d’un point de vue opérationnel et pour le passager, et de conduire des analyses de risques régulières et complètes pour optimiser ces conditions.

La taille de notre réseau, la répartition équilibrée des services entre les différents continents et la flexibilité liée à la composition de notre flotte sont autant d’atouts pour minimiser les conséquences économiques de ces impacts et adapter les programmes de vol aux exigences du marché.

Nous avons développé des programmes de gestion des situations d’urgence, auxquels sont formés les salariés. Nous travaillons avec les aéroports pour assurer les meilleures conditions d’exploitation et d’accueil de nos clients. Lorsque cela est nécessaire, nous proposons à nos clients des mesures commerciales pour leur permettre de reporter leur voyage s’ils le souhaitent ou de modifier leur destination.


RECHERCHE SUR LE CLIMAT

Air France participe au projet européen IAGOS (In-service Aircraft for a Global Observing System) depuis 2013, en transportant des instruments de mesure de l’atmosphère à bord d’un Airbus 340.

IAGOS est une infrastructure de recherche européenne, liée au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), qui opère des observations à long terme de la composition de l’atmosphère, des aérosols et particules nuageuses à l’échelle mondiale, grâce à des instruments de mesures embarqués sur une flotte d’avions commerciaux opérant sur des réseaux internationaux. Les informations collectées sont mises à disposition des centres météorologiques et des scientifiques du monde entier, notamment pour l’étude du cycle du carbone et pour la vérification des émissions de CO2.

En 2017, Air France a renforcé son partenariat avec le CNRS en équipant un second avion (A330). Cette décision permet d’élargir le système de surveillance de l’atmosphère et la couverture du réseau géographique sur laquelle sont faites les mesures.


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