Sur les aéroports où nous opérons, la majeure partie des émissions gazeuses et des particules proviennent du mouvement des avions (roulage, décollage et atterrissage). Les autres sources d’émissions sont les activités au sol, les opérations de maintenance, la logistique aéroportuaire et les déplacements routiers des passagers, des salariés et des fournisseurs.

Nous réduisons les émissions locales générées par nos activités grâce à plusieurs leviers :

  • une flotte moderne, plus efficace énergétiquement
  • des procédures opérationnelles au sol optimisées
  • des équipements et des véhicules plus respectueux de l’environnement
  • des solutions d’éco mobilité pour nos salariés

Nous mesurons les émissions atmosphériques de nos opérations au sol et aériennes, dont les émissions basse altitude qui agissent sur la qualité de l’air autour des aéroports. Les indicateurs suivis sont les émissions de CO2, SO2, NOx, HC et les composés organiques volatils (COV).

La qualité de l’air est mesurée sur les aéroports parisiens et à Amsterdam Schiphol, ainsi que sur les principaux aéroports.

  • En France, l’observatoire SURVOL (développé et maintenu par l’agence Airparif) assure une surveillance permanente de la qualité de l’air à proximité des principales plateformes aéroportuaires franciliennes avec pour objectif d’informer les riverains, de construire une base de données sur les niveaux de polluants, en vue de futures études sanitaires et d’évaluer l’impact des activités aéroportuaires sur la qualité de l’air.
  • Aux Pays-Bas, KLM mesure tous les trois ans la concentration des gaz d’échappement des moteurs diesel sur les aires de trafic et de chargement à Schiphol. En 2018, les résultats ont montré une légère diminution du niveau de concentration de ces gaz. Ce résultat pourrait être lié à l’investissement accru dans des équipements et engins de piste électriques, les véhicules ayant un impact plus fort sur la concentration des gaz d’échappement diesel que l’augmentation du nombre de vols à Schiphol.

 

PROCÉDURES OPÉRATIONNELLES

Afin de réduire les émissions polluantes dans les zones aéroportuaires, nous utilisons des équipements électriques, plutôt que de recourir aux générateurs auxiliaires (APU) des avions alimentés au kérosène : 

  • groupes électriques FPU (Electric Fixed Power Unit) quand cela est possible
  • unités d’air pré conditionné (PCA) pour maintenir une température acceptable à bord de l’avion au sol
  • groupes auxiliaires électriques (GPU) et un nombre croissant d’engins de tractage, équipés d’un système de coupure automatique du contact.

En 2018, nous avons obtenu les résultats suivants pour soutenir notre objectif de réduction de notre empreinte locale et améliorer la qualité de l’air local :

  • Près de 50% des engins de piste utilisés à Paris-CDG et à Amsterdam Schiphol sont électriques.
  • Air France a initié le remplacement progressif des moteurs thermiques des tapis, qui chargent les bagages dans la soute des avions, par une motorisation électrique. Pour mener ce projet collaboratif, Air France a choisi de s’associer avec CarWatt, une startup française qui récupère les batteries lithium-ion usagées de véhicules électriques individuels et les recycle pour leur offrir une deuxième vie. Le premier prototype opérationnel vient d’être mis en service à Paris-CDG. La conversion de 10 tapis supplémentaires est à l’étude.
  • Chez KLM, les émissions de CO2 des engins et matériel de piste ont été réduites de 7% et les émissions de NOx de près de 44% par rapport à 2011, grâce à l’introduction d’engins plus efficaces énergétiquement ou électriques. KLM travaille à la mise en service d’une flotte à zéro émission d’ici 2030, conformément à son ambition de réaliser les opérations au sol sans émission.
  • Air France accélère l’utilisation de convertisseurs ACU électriques pour la climatisation de l’avion au sol, réduisant ainsi les émissions dues à l’utilisation des APU, GPU ou ACU thermiques.

 


SOLUTIONS ÉCOMOBILITÉ POUR LES COLLABORATEURS

Pour réduire son impact à l’échelle locale, Air France-KLM met en œuvre des solutions d’éco-mobilité pour ses salariés dont les déplacements domicile – travail représentent environ 6% des émissions de CO2 du scope 3.

Déplacements domicile – travail

Le plan de mobilité d’Air France a pour objectif de sensibiliser les salariés et de réduire les émissions polluantes liées à leurs déplacements en favorisant les transports publics, en aménageant des bureaux de passage, en favorisant le télétravail ou encore  en proposant l’accès à des sites de covoiturage. Parmi les 37 000 salariés concernés, 82 % viennent travailler en voiture. Ce constat constitue un enjeu important pour l’entreprise, tant en termes d’environnement que de santé et de sécurité au travail.

En région parisienne, Air France est partenaire du plan de mobilité inter-entreprises de l’aéroport de Paris-CDG avec l’association R’PRO’Mobilité, et contribue activement à l’évolution vers un nouveau plan de mobilité inter-entreprises à Paris-Orly. Nous mutualisons alors nos moyens en faveur d’une mobilité responsable avec ceux des grandes entreprises autour de ces aéroports. D’autres pistes sont également à l’étude, comme l’auto-partage et le développement de mode de transports doux tels que le vélo.

KLM promeut l’utilisation des transports en commun en offrant aux salariés un accès gratuit aux transports en commun autour de Schiphol et vers les sites de KLM. En 2018, un projet pilote visant le partage d’un vélo électrique a permis de promouvoir ce moyen de transport sain et respectueux de l’environnement.

De façon plus générale, Air France participe à plusieurs débats actuels sur les grands systèmes de transport qui devraient voir le jour dans les années à venir. Air France rappelle les besoins d’un transport performant jusqu’aux aéroports de Paris-CDG et Orly, et plus généralement pour les aéroports français, un complément essentiel au réseau aérien mondial et un avantage pour les salariés, les prestataires de services et les clients.

Télétravail

Pour les postes le permettant, Air France favorise le développement du télétravail. Cette solution contribue à l’amélioration de l’organisation et de la qualité de vie au travail au quotidien et à la prévention des risques. Le télétravail présente aussi des avantages environnementaux non négligeables.

    • En 2018, en France, 2 807 salariés ont été enregistrés comme télétravailleurs au moins un jour par semaine, ce qui représente une hausse de presque 30% par rapport à 2017.
    • Ces déplacements domicile-travail non réalisés représentent plus de 5,6 millions de kilomètres ou 141 fois le tour de la Terre. Ils ont permis d’éviter 1 355 tonnes équivalent CO2.

 

Accompagner l’utilisation de véhicules personnels et professionnels électriques

    • Une flotte de dix véhicules, 100% électriques et personnalisés aux couleurs d’Air France et de Hop, peut être utilisée par les salariés travaillant à Montreuil pour tout trajet professionnel en région parisienne. En 2018, trois nouveaux véhicules ont été mis à disposition des salariés sur le site Paray-Vieille-Poste (proche de Paris-Orly), ce qui permet d’étendre le nombre de salariés pouvant disposer d’un véhicule pour un trajet professionnel.
    • Des places de parking possédant des bornes de recharge électriques sont mises à disposition dans plusieurs parkings réservés au personnel à Paris-CDG. D’autres parkings seront équipés en 2019.
    • La start-up Crewpop née d’une initiative Salarié a été encouragée par Air France. Dans le cadre d’une expérimentation menée depuis fin 2017, elle permet aux salariés Air France d’utiliser des voitures électriques en autopartage pour leurs déplacements personnels. La société a poursuivi son développement en 2018.

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